On est tou-te-s solidaires! #1 – Femmes en résistance: un magazine qui fait bouger les lignes

On a tous nos propres cercles, nos propres réseaux pour échanger, faire circuler les idées. Mais du coup, les initiatives qu’on a envie de défendre, les idées pour lesquelles on a envie se battre, les projets auxquels on croit, pour peu qu’ils ne bénéficient pas d’une couverture médiatique (ce qui est quand même souvent le cas), restent trop souvent confinés à un milieu un peu circonscrit. Convaincre les convaincus, ça perd un peu de sa force, forcément.

Et c’est bien dommage tout ça, car il y a beaucoup d’initiatives de qualité, portées par des hommes, des femmes, des associations, qui méritent d’être plus connues. Mais voilà, on ne se mélange pas. Difficile de sortir du cercles des initiés.

Quand j’ai ouvert ce blog, c’était aussi avec cette idée derrière la tête: créer des ponts. Essayer d’ouvrir un peu le cercle du petit monde de la solidarité. Parce que les thématiques que l’on y abordent sont avant tout des sujets de société, des thèmes d’actualité, qui nous concernent toutes et tous. Le tout, c’est d’avoir accès à cette information.

Alors voilà, une nouvelle rubrique sur le blog de Solidar’Mum: On est tou-te-s solidaires! (petit clin d’oeil à ça…) Une rubrique pour présenter idées, projets, assos, rencontres, bonnes idées et autres nouveautés du petit monde de la solidarité. Et quand j’en trouverai le temps, peut-être même une page pour compiler tout ça (mais ça, on verra plus tard, hein. Chaque chose en son temps).

Crédit photo Pierre-Yves Ginet

Pour commencer cette nouvelle rubrique, je voulais vous parler du magazine Femmes en résistance que vient de lancer l’association « Femmes ici et ailleurs ».

Femmes en résistanceFemmes en résistance, c’est un magazine papier, trimestriel, pour parler des femmes dans le monde, ici et ailleurs, pour parler de ce qu’elles sont vraiment, au-delà des trop nombreux clichés des magazines dits « féminins », pour parler de leurs luttes, de leurs combats d’aujourd’hui, pour exister, pour faire valoir leurs droits… C’est engagé, c’est militant, mais jamais culpabilisant. C’est surtout très actuel et ça aide à ouvrir les yeux sur le monde, à rester informer sur des sujets trop peu médiatisés ou au traitement souvent biaisé, à maintenir un certain degré de vigilance. Et puis c’est un beau magazine, avec des grands reportages (des photos magnifiques de Pierre-Yves Ginet – si vous avez l’occasion de voir les expos conçues par l’association, foncez!), des interviews, des portraits, des rencontres, des brèves, des articles de fonds. Bref, un vrai magazine, quoi.

Le premier numéro, pour aider à se faire connaître, ils l’ont sorti  en format numérique. Ca permet de se faire une idée de la qualité du projet. Mais les prochains numéros, ce sera uniquement papier. Alors si ça vous plait, abonnez-vous, ça permet aussi de soutenir le projet!

Je vous mets aussi le petit mot de l’asso, parce qu’après tout, c’est eux qui en parlent le mieux!

Avez-vous eu des informations sur la blogueuse syrienne Razan Ghazzawi ? Sur l’avocate chinoise Ni Yulan ? Sur les activités de la maison des femmes de Saint-Martin d’Hères, en banlieue grenobloise, face à la précarité ? Sur la résistance des Congolaises face aux violences sexuelles ? Sur les questions concernant les droits des femmes en France, Belgique ou Suisse ?…

Dans les médias, moins de 24 % de l’information est consacré aux femmes. Et encore, elles sont souvent cantonnées à des thèmes dits “féminins”, quand elles ne sont pas présentées comme victimes. Afin de contrer cette image stéréotypée, l’association Femmes ici et ailleurs, en collaboration avec le photojournaliste Pierre-Yves Ginet, s’attèle depuis dix ans à faire connaître celles qui écrivent l’Histoire de notre temps. Tout en agissant en faveur de l’égalité, diffuser ce type d’informations permet de changer le regard et incite à l’engagement citoyen.

Aujourd’hui, l’association Femmes ici et ailleurs lance le magazine “Femmes en résistance”. Ce trimestriel met en lumière ces femmes, d’ici ou d’ailleurs, anonymes ou connues, qui font bouger les lignes. Dénoncer les atteintes aux droits des femmes, souligner les bonnes pratiques en faveur de l’égalité, révéler les violences et les avancées, qu’elles soient domestiques, économiques ou sociétales, témoigner de la force des victimes qui ont su se relever et s’engager… Telle est  aussi notre démarche.

Et puis sinon, Femmes en résistances, c’est aussi un blog, pour rester informées au jour le jour…

Et pour soutenir l’association, c’est ici!

PS: je précise que je ne suis pas membre de l’association, mais je trouve qu’elle fait un super travail…

Addict

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Hier, je suis rentrée trop tard pour le bisou du soir, pour l’histoire, pour chercher la lune avec les enfants. Ca n’était pas prévu, je ne m’y étais pas préparée. Je n’ai pas eu mon shoot quotidien de bébé et c’est fou comme ça m’a manqué.

Je n’ai pas résisté: avant d’aller me coucher, je me suis glissée dans la chambre d’Orangette pour la regarder dormir et respirer un grand coup cette odeur de bébé. Je crois que je suis accro.

Chercher la lune

Du haut de ses 2 ans et 8 mois, Petit Gris commence tout juste à parler. Entendez par là qu’il commence à aligner plus de deux mots d’affiler, et surtout à associer sujet + complément voire sujet + verbe + complément!

Il y a quelques semaines, un jour de mauvais temps, il m’a accueilli à la porte de Dame Tartine en me montrant le jardin du doigt et en disant « il pleut dehors ». Sa première phrase, whaou! Et depuis, il fait des efforts incroyables pour aligner les mots. Il s’entraine, il répète, il s’efforce. Souvent encore il bute sur les sons qui ne sortent pas comme il veut, souvent les mots s’emmêlent. Chaque fois il réessaye, chaque fois il recommence. Il est pugnace, mon fils (oui, je suis en mode un peu fière, ce soir!).

Mais il est un mot sur lequel sa langue ne trébuche pas.  Il est un mot qui le fascine et qu’il répète avec tant de plaisir, qu’il fait tourner dans sa bouche, encore et encore, avec gourmandise, comme on savoure doucement un bonbon.

La lune. Ce mot, il l’aime tellement qu’il a vite cherché à décliner dans plein de phrases différentes. Chercher la lune. Trouver la lune. Cachée, la lune…

Et depuis, tous les soirs, il nous demande de chercher la lune. C’est devenu une partie de son petit rituel d’avant dodo.

Ce soir, je suis rentrée bien plus tard que prévu au bout de mon bois. Trop tard pour pouvoir embrasser Orangette et Petit Gris, trop tard pour pouvoir leur lire une histoire, trop tard pour chercher la lune.

Mais ce soir, sur le chemin du retour, quand j’ai levé la tête, il y avait une lune magnifique. Et tout à coup, c’est un peu comme si Petit Gris avait été à mes côtés.

Dépassée

Depuis que je suis maman, je me suis souvent remise en question, par rapport à mes choix, mes attitudes, mes réactions dans certaines situations. Mais je ne me suis encore jamais sentie dépassée.

Depuis que Bourricot a rejoint notre fine équipe, c’est une autre histoire.

Il y a des jours, des semaines où tout se passe bien. C’est un garçon plutôt gentil, plutôt serviable, intelligent, discret. Il participe à la vie de la maisonnée, fait sa vie de lycéen, semble se prendre en main, ramène de sacrés bonnes notes à la maison. Il est fier de lui dans ces cas-là, et il a bien raison.

Et puis tout à coup, tout dérape. Un matin, sans prévenir, pas de Bourricot. Bourricot est sous sa couette, Bourricot reste dans son lit. Et on le retrouve à 17h, émergent à peine, l’œil brillant, la paupière lourde. Parce qu’il n’a pas envie d’aller en classe. Parce qu’il n’y arrive pas, c’est plus fort que lui. Parce que quel que soit le discours qu’on peut lui tenir, il y a des jours où il est envahit d’une fatigue si lourde à porter qu’il est incapable de se lever.

C’est arrivé une fois et on en a parlé. C’est arrivé deux fois et on l’a secoué. C’est arrivé trois fois et on s’est énervés.

Mais là, cette fois, j’avoue que je me sens un peu dépassée.

PS: la photo n’a rien à voir, je l’ai prise pendant une petite balade en forêt dimanche. A la base, je ne suis pas une fille des bois, mais je crois bien que je vais finir par le devenir!

Mon After Mum-to-be Party

Mardi 25 septembre

Soirée tranquille. Les loulous sont couchés. J’en profite pour faire le tour des blogs que j’aime bien. Au détour du blog d’Isabelle, j’apprends que demain matin commencent les inscriptions pour une rencontre de jeunes mamans. Si j’ai bien compris, l’idée c’est d’offrir à 30 jeunes mamans de se retrouver pour un petit temps de chouchoutage prévu juste pour elles. Ca s’appelle l’After Mum-to-be Party. Ma foi, l’idée est plutôt alléchante! Et puis ça fait un bail que je n’ai pas fait un truc toute seule, rien que pour moi. Attendez, je compte… depuis la naissance d’Orangette, tiens! Comme c’est curieux! L’After Mum-to-be Party, à priori, ça a donc été conçu pour moi! Allez hop, je me mets un rappel dans mon agenda, histoire de ne pas louper le coche.

Mercredi 26 septembre

6h20, réveil. 6h50, j’attrape mon vélo. 7h07, je saute dans le train. 7h45, rappel « mum to be ». 8h00, j’arrive au boulot, j’allume mon ordi, je m’inscris. 8h05, café. Enfin!

Vendredi 5 octobre

Tiens, un nouveau mail (bon, en fait, pour dire vrai, j’ai guetté ma boîte toute la journée…) « After Mum-to-be Party: tu es retenue! ». Yes! Moi qui ne gagne jamais rien, je sautille comme une gamine. – Note pour moi même: jouer au loto, j’ai l’air d’être en veine ces temps-ci. –

Bon, maintenant que je sais que j’ai été retenue, je vais peut-être aller y voir de plus près. C’est quoi au juste, ces ateliers chouchoutages qui nous ont été si gentiment préparés? Du yoga, chouette, j’aime bien ça et ça fait un bail que je me dis qu’il faut que je m’y remette. Des ateliers soins et bien-être, animés par des conseillers de marques cosmétiques que je ne connais pas. Bon, ça faut voir. Les présentations de marques, je suis toujours méfiante, des fois qu’on voudrait me faire acheter des trucs dont j’ai pas besoin. C’est que je suis un tantinet influençable moi, alors je me méfie du marketing caché. Présentation du concept HelloFresh, tiens ça à l’air gourmand, ça! Et puis présentation du livre d’Isabelle Cantarrero, cool, j’ai bien envie de la rencontrer cette maman débordée adepte des listes en tout genre! Bon, ça confirme ma première impression, dans l’ensemble, ça a l’air plutôt sympa.

Mardi 9 octobre

Petit mail d’infos pratiques qui confirme que mon inscription a bien été prise en compte, et m’indique « Deux codes porte ainsi qu’un n° de portable te seront fournis la veille de l’événement pour accéder à la villa. Surveille bien tes mails ! » Whaou! ça a un côté secret qui m’amuse déjà. Et puis quoi, une villa! A Paris! Mince alors…

Vendredi 12 octobre

Je reçois effectivement un dernier mail avec toutes les infos qui vont bien. Je me sens drôlement importante. Et je suis excitée comme une puce. Sauf que je viens de réaliser que pour être à 9h45 dans le 9ème arrondissement, ben en fait il faut que je me lève 7h30. A peine une heure de rab’ pour le dodo, c’est quand même pas très sympa!

Samedi 13 octobre
8h35. Hop, dans le train. Tiens, c’est marrant, à cette heure-là il y a quand même beaucoup de monde le samedi qu’en semaine. J’ai même trouvé de la place dans le parking, un truc de fou!
9h30. Mais qu’est-ce que je fais sur la ligne 9? J’espère qu’il y aura du café, parce que je suis pas vraiment réveillée, là.
9h40. Je suis à Cadet, mais pas dans la bonne rue. Décidément, mes années scoutes ne m’ont servies en rien en matière d’orientation, c’est désespérant. Heureusement, je croise un fort gentil papy qui me prête son plan et son sens de l’orientation.
9h50. Tiens, une jeune femme pressée, un mini sac de sport à l’épaule. Elle irait à l’After Mum-to-be Party que ça m’étonnerait pas!
9h51. Grâce à mon super code secret reçu hier par mail, la porte cochère s’ouvre. Et là, je dois avouer, je me dis que Paris recèle quand même bien des merveilles! Une magnifique villa toute blanche nous attend au fond de la cour. Dommage que le temps ne soit pas au beau fixe, parce qu’on en aurait bien profité, d’ailleurs, de cette jolie cour intérieure. Ça doit être bien agréable l’été par ici!
9h52. Je pousse la porte de la villa. Il y a un joli brouhaha. À la table d’accueil, on prend mon manteau, on me donne un badge avec mon nom, et on me dit que je suis dans le groupe orange, avec 4 autres mamans. D’accord. Je me mets dans un petit coin, discrètement. Il a déjà des petits groupes de mamans qui bavardent. Certaines ont l’air de se connaître et d’autres de se rencontrer. Je n’ose pas trop m’incruster pour le moment, je ne suis jamais très à mon aise quand je ne connais personne.

10h00. Ca y est, c’est l’heure, début des ateliers. On entre dans la grande salle. Et je reste pantoise devant cette salle superbe. J’en ai plein les yeux, et rien que pour ça, merci.

 

Dans mon groupe Orange, je rencontre 4 autres jeunes mamans, dont deux blogueuses, Nashii et Une parisienne à Vincennes. Je ne suis toujours pas très à mon aise, d’autant qu’on commence par l’atelier « soin du corps » et que moi, les crèmes, les huiles, les masques et les sérums (les quoi? ah, et ça sert à quoi au juste?), ça fait deux, voire trois, voire plus. Mais bon, la conseillère de Lierac commence à nous montrer les produits ; on sent, on tâte, on étale, on teste. Et la bonne humeur des filles fait le reste.

On repasse ensuite dans le hall d’entrée, pour une rencontre avec Isabelle qui nous parle de son livre 50 listes pour mamans débordées. Là encore, pas très à l’aise au début. C’est vrai, quoi, Isabelle, c’est un peu une star de la blogo « mamans », je suis impressionnée, moi. Et puis très vite, on parle listes (forcément), on parle cheveux (qu’elle a très beaux d’ailleurs), on parle poux. Et là, tout de suite, ça va mieux.

En parlant cheveux, d’ailleurs, c’est l’heure de notre troisième atelier. Moi qui suis un peu complexée du cheveu (si si, c’est possible!), je suis plutôt rassurée d’entendre les autres mamans patauger tout autant que moi quand il s’agit de faire sa présentation capillaire. C’est qu’il a dû bien rigoler Jérôme le coiffeur en entendant nos plaintes et nos lamentations! Sur la table, tout un tas de produits divers et variés, shampoing, sérums (encore!), ampoules… La conseillère de Phyto nous présente tout ça rapidement et avec le sourire. On sent qu’elle en est déjà à sa troisième présentation, l’atmosphère est plutôt détendue et la blague est légère.

Hop, hop, il est temps de passer à l’atelier Power Yoga. Power. Aïe, j’avais pas bien lu l’invitation, moi. Bon, alors on s’y met. Béatrice Delahaie, notre coach du jour, nous accueille avec sourire, musique et zénitude. Mais c’est qu’il ne va pas falloir nous endormir sur nos tapis pour autant. D’abord, on se concentre et on respire. Par le nez. Flûte, je peux pas, j’ai le nez bouché. Ca commence mal. Et puis on enchaîne, on ramène les jambes, on lève les fesses, la tête en bas, les bras en haut, les pieds à plat, les genoux pliés, ça y est, je suis perdue. Pourtant je me concentre! 3 salutations au soleil plus tard, on a droit à un petit temps de relaxation. Tiens, ça fait du bien ce temps calme, ça faisait longtemps…

Mais c’est pas le tout, il est déjà l’heure de passer à une autre rencontre. Retour dans le hall d’entrée, pour découvrir le concept HelloFresh. J’avoue que j’ai été vraiment séduite par l’idée. Bon, d’abord, les petites choses sucrées que l’on avait à déguster, c’était vraiment tout simple et très bon! Et puis le concept, il leur vient du Grand Nord, adapté à la sauce française. Ca m’étonne pas, tiens! Bref, l’idée, c’est de donner un petit coup de main à celles et ceux qui en ont marre d’avoir tous les soirs à se poser la question « mais qu’est ce qu’on va faire à manger ce soir? », et qui n’ont pas le temps de passer des heures en cuisine. HelloFresh nous propose donc de nous livrer des paniers (eux ils disent des boxes) avec des produits frais (légumes, viandes, poissons, laitages, fruits, etc.) correspondant à des recettes de menus proposés par des cuisiniers triés sur le volet (Cléa, Pascale Weeks, Chef Damien et Sophie Robin) qui se sont laissés séduire par l’idée eux aussi. Bon, une fois qu’on a passé commande du nombre de repas qu’on souhaite et qu’on a reçu la boxe chez soi, il faut prévoir 30 minutes en cuisine maximum. Alors là, moi je dis bravo. Et il faut compter environ 8€ par personne par repas en moyenne. C’est sur, si on fait son marché, ca revient bien moins cher, on est d’accord. Mais pour le service proposé (livraison à domicile, quantités exacte donc pas de perte, menus pensés pour nous, etc.), je trouve que c’est plutôt correct. A tester, donc.

Après ces petites conversations cuisine, il est temps de retourner dans la grande salle pour le dernier atelier: « Soins du bébé ». Sur la table, des poupons, en face de nous, une masseuse spécialisée dans les petits bouts et une conseillère de Nivéa Bébé. La masseuse nous donne quelques conseils de massage (comment masser le jeune enfant sans avoir à le ficeler à sa table à langer avant, etc.). On n’est pas très sérieuses, mais en même temps, c’est la fin de la rencontre, hein!

13h15 passées. Il est temps de repasser chercher nos manteaux et de nous dire au-revoir. C’est passé vite, un peu trop peut-être, à sauter d’un atelier à l’autre. Mais je ressort de là avec l’envie de prendre un peu plus le temps de prendre soin de moi. Par contre, je reste un peu sur ma faim niveau rencontres ; finalement, je n’ai pas l’impression d’avoir vraiment eu le temps de parler à grand monde, au-delà des filles de mon groupe. C’est à peine si j’ai eu le temps d’échanger un sourire avec les organisatrices de cette jolie parenthèse (j’en profite pour vous dire merci, d’ailleurs!). Une autre fois peut-être?

On repart les bras chargés de produits à tester et d’un fort petit sablé fort appétissant, cadeau pour celui qui a gardé bébé pendant tout ce temps (tu as eu de la chance, Ma Couette, que je ne l’ai pas croqué avant de rentrer!).

Dehors, il pleut des cordes. Moi, j’y serais bien restée un peu plus longtemps, à l’After Mum-to-Be Party…

Crèche qui se passe?

Aujourd’hui, je relaie un appel du collectif « Crèche qui se passe », parce que la question des places en crèches et plus généralement de la politique de la petite enfance (et de tout ce qui en découle, de la question de l’égalité homme-femme dans le monde du travail, tout ça tout ça…), ça nous concerne toutes et tous, et c’est sacrément important.

Alors pour celles et ceux qui le peuvent, rendez-vous mercredi prochain à Paris (le lieu du rdv sera communiqué sur demande la veille de l’action)! Et pour les autres, n’hésitez pas à relayer!

POUR UN SERVICE PUBLIC DE LA PETITE ENFANCE !
« Faites des gosses qu’ils disaient », on créera un service public de la petite enfance !
Mais aujourd’hui… « #Crèchequisepasse »?
Ce 10 octobre, Mme Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la famille, annonçait vouloir un nouveau maillage du territoire pour offrir des solutions d’accueil aux enfants de moins de 3 ans. Le collectif Crèchequisepasse, tout juste créé dans l’attente des suites qu’allait donner François Hollande à ses engagements de campagne, se réjouit de cette démarche, mais s’inquiète de n’y lire aucune précision quant aux choix politiques, économiques et sociaux à l’oeuvre.
Aujourd’hui, 9 bébés sur 10 n’ont pas de place en crèche publique. Si le phénomène n’est pas nouveau, il n’en est pas moins inquiétant pour tous les parents qui en font le choix, tant l’accessibilité à un mode de garde adapté est essentielle pour eux, et souvent pour les mamans, si elles veulent continuer à travailler, créer ou trouver du travail.
Les crèches à but lucratif prennent le marché, des crèches clandestines sortent du bois, les associations parentales se substituent au service public, et les collectivités doivent assumer seules les besoins de trop nombreuses familles sur le carreau. Or la politique de la petite enfance relève d’un véritable choix de société : inégalité homme-femme, articulation entre vie personnelle, professionnelle et familiale mais aussi création d’emplois autour des lieux d’accueil. Tout en respectant les choix de vie de chacun, il convient de s’interroger : doit-on laisser le secteur privé lucratif s’enrichir sur la garde des enfants et soumettre les modes de garde et leur personnel à des critères de rentabilité ?

Le collectif « Crèchequisepasse » revendique la nécessité d’un service public de la petite enfance et invite tous les parents et futurs parents de France à se mobiliser.

Alors crèchequisepasse ? La politique de la petite enfance, on la change ou pas ?

Parents ou pas, avec ou sans place en crèche, rendez-vous mercredi prochain 17 octobre !

! Le lieu sera communiqué sur demande la veille de l’action
Rejoignez-nous : contact@crechequisepasse.org
Nos propositions : http://www.crechequisepasse.org/quiquoi/

1.http://www.parti-socialiste.fr/communiques/semaine-mondiale-de-laction-pour-la-petite-enfance-il-est-temps-de-creer-un-veritable
2.http://debat69.org/Petite-enfance/2-L-economie-de-la-petite-enfance/Economie-de-la-petite-enfance

Choisir son porte-bébé #5 – Bon alors, je choisis quoi?

Au final, c’est difficile de choisir et on a juste envie de tout essayer ! D’ailleurs, c’est peut-être ça la meilleure des solutions. Se faire prêter par une copine une écharpe ou un porte-bébé pour les premiers essais. Ca permet de tester et de choisir ce qui nous convient le mieux avant d’investir dans l’achat d’un système de portage (c’est que ça coûte relativement cher ces petites choses-là !)

Si on n’a personne dans son entourage susceptible de nous en prêter, il y a pas mal d’associations et de boutiques qui proposent de louer écharpes et porte-bébé (savez-vous porter les choux, etc.).

Et puis sinon, ce que je conseille :

* Une écharpe de portage pour les premières semaines, c’est vraiment là-dedans que le bébé est le mieux. Et pour celles qui sont à l’aise avec les nœuds, continuez avec l’écharpe !
* Pour celles qui comme moi n’aiment pas trop les nœuds, optez pour un porte-bébé ergonomique préformé qui réparti bien le poids de bébé, et qui soit bien rembourré au niveau des épaules du porteur.

Pour l’écharpe, vraiment, n’hésitez pas à faire un cours de portage, ça vaut la peine. Les maternités commencent à développer des ateliers de portage pour les jeunes mamans et certaines PMI en proposent également, ainsi que certaines sages-femmes libérales. Sinon, tournez-vous vers le milieu associatif ! Il y a  de plus en plus d’associations locales qui proposent des ateliers de portage, des espaces d’échanges entres parents (vous pouvez notamment aller sur le site de l’arbre à bébés, …)

Et pour finir, pour le plaisir des yeux, un lien vers un album flickr qui regroupe plusieurs centaines de photos de portage à travers le monde. Toutes les photos des billets publiés depuis lundi sont issues de cet album. Vraiment, allez y faire un tour, il y a des photos magnifiques !

 

 

 

 

 

 

 

Photo 1: Lars Plougman – « Debra with Crispin in a sling »
Photo 2: fveronesi – « Grandmother and baby – Bay-yo village – Luzon »
Photo 3: fveronesi – « Mother carrying baby at Pele-la – Bhutan 2012 »
Photo 4: Lon&Queta – « Hmong woman with baby in basket; near SaPa, Vietnam »

 

 

 

 

Choisir son porte bébé #4 – scratchs, bretelles et bandoulières

De mon côté, j’ai plutôt cherché du côté des porte-bébés préformés. Côté puériculture, je suis quand même assez fan des allemands ! J’ai donc d’abord essayé le Bondolino (toujours de la marque Hoppediz) qui est fait dans le même tissu que leurs écharpes et toujours dans des coloris assez sobres. J’ai vraiment aimé porter Petit Gris dans ce porte bébé.

 Les petits +

* Il s’attache vraiment très facilement : une sangle à scratch pour la ceinture (au début ça m’a fait un peu peur, mais en fait c’est vraiment très solide – après 3 ans de portages et de nombreux lavages le scratch n’est toujours pas abimé) et les bretelles qui viennent se nouer autour de la taille avec un nœud. Ce système de ceinture et de bretelles permet à plusieurs porteurs d’utiliser le Bandolino sans avoir à faire ou défaire des réglages.
* La « capuche » pour protéger bébé du soleil, de la pluie, des regards… facile d’utilisation autant en portage ventre qu’en portage dos.
* Jusqu’à 20kg

Les petits bémols

* Je ne l’ai utilisé qu’à partir des un mois de Petit Gris. Avant, il avait l’air tout perdu dedans, et il me semblait ne pas respecter l’écartement de ses hanches quand je le mettais dedans.
* La ceinture à scratch fait beaucoup de bruit quand on l’enlève, et je me suis fait avoir plusieurs fois à réveiller Petit Gris après l’avoir posé endormi dans son lit… il faut bien penser à s’éloigner de bébé pour « déscratcher » le porte-bébé !

Pour Orangette, on nous a prêté un Manduca, porte-bébé que je rêvais d’essayer depuis très longtemps. J’avais croisé beaucoup de parents sur Paris qui utilisaient le Manduca pour le portage sur le dos et les bébés y avaient vraiment l’air bien installés. Malgré le système de réducteur proposé, comme pour le Bondolino, j’ai attendu qu’elle ait un mois révolu avant de l’utiliser. En portage ventre, je n’étais pas très à l’aise, et je lui ai préféré le Bondolino. Par contre, pour le portage dos, il n’y a pas photo ! Le Manduca, c’est un vrai bonheur ! J’ai tout de suite trouvé facile d’y installer Orangette et le portage est confortable pour le porteur.

 Les petits +

* Installation très facile, surtout pour le portage sur le dos
* Très confortable pour bébé et pour le porteur
* Jusqu’à 20kg

Les petits bémols

* Pour ce qui est du fonctionnement du porte-bébé, il y a une ceinture avec une attache plastique sécurisée et des bretelles à prérégler en fonction du porteur. Quand c’est toujours la même personne qui porte, c’est très pratique, puisque les réglages sont fait une fois pour toute. Mais du coup, si il y a plusieurs porteurs, il faut refaire les réglages à chaque portage…
* En portage dos, je n’arrive pas à remonter toute seule la capuche sur la tête d’Orangette, il faut que je demande de l’aide. C’est d’autant plus dommage que sa tête part un peu en arrière (plus je trouve que dans le Bondolino) quand elle s’endort.

Photo: « China Xinjienzhen – mother with child » de jadis1958

Choisir son porte bébé #3 – Mei Tai, Onbuhimo et autres traditions

Pour Petit-Gris, du coup, n’utilisant pas vraiment l’écharpe, j’ai vite cherché un modèle de porte-bébé plus pratique. J’avais bien un vieux Baby Björn à la maison, mais le bébé est maintenu tout droit dedans, ce qui ne respecte pas la courbure de son dos et appuie par ailleurs sur ses testicules quand il s’agit d’un petit gars. Et puis ça n’est vraiment pas ergonomique pour le porteur, j’avais mal au dos au bout de 5 minutes.

Heureusement, il y a une offre de plus en plus importante de porte-bébés ergonomiques sur le marché.

Sur les différents sites, forums et autres blogs, on trouve souvent des références au Chinado ou au BB tai, qui sont des sortes de Mei Tai, les porte-bébé chinois. Je ne les ai pas essayés, mais les bretelles en tissu me font un peu peur pour ce qui est d’un portage sur une longue durée. Les témoignages que j’ai pu lire sont cependant assez bons et ils ont l’intérêt de prendre très peu de place une fois plié, on peut donc les emmener partout avec soi. Il y a aussi le onbuhimo, porte-bébé japonais traditionnel, qui a l’air très confortable, tant pour le bébé que pour le porteur, j’en ai eu de très bons échos, mais là encore, je n’ai pas testé… Fraülein  Hübsch en propose de très beaux et les fabrique sur mesure. Elle demande le gabarit des bébés et des personnes susceptibles de les porter. Si vous ne parlez pas allemand, la correspondance peut également facilement se faire en anglais.

Photo: « Zhangjiajie City (Dayong): family with baby carrier » de lacitadelle

Choisir son porte bébé #2 – Echarpe et autres noeuds

Forcément, au début, j’ai pensé à l’écharpe. Par contre, je ne voulais pas de ces écharpes multicolores très en vogue chez les bobos parisiens, mais quelque chose de plutôt discret, que MC accepterait aussi d’essayer. J’ai opté pour une écharpe de la marque allemande Hoppediz, tissée dans du sergé croisé. C’est ce qui offre le meilleur maintien pour le dos du bébé. La mienne est noire (mais existe en plein d’autres coloris) et je l’avais choisie très grande pour pouvoir faire les nœuds nourrissons.

Au bout du compte, je l’ai très peu utilisée pour Petit Gris. Même si le guide vendu avec l’écharpe est plutôt bien fait, je n’étais pas très à l’aise pour  faire les nœuds, et puis nouer et dénouer l’écharpe en permanence, avec les bouts qui trainent par terre et moi qui me prends les pieds dedans, ça m’a vite fatiguée. Mais à la naissance d’Orangette, ma super sage-femme m’a proposé un cours de portage en écharpe. Du coup, je me suis sentie plus à l’aise et je l’ai beaucoup utilisée dans les premières semaines (toujours en portage kangourou par contre, je n’ai pas essayé d’autres nœuds), à la maison, ou pour faire de longues ballades.

Pour Orangette, une amie m’a également prêtée son écharpe « Je porte mon bébé », qu’elle avait beaucoup utilisée. Personnellement, je n’ai pas été très convaincue par cette écharpe en tissu élastique. Si elle a un vrai côté pratique (on peut garder l’écharpe sur soi une fois nouée, et y installer/désinstaller bébé – et il y a un site très bien fait avec des tutos en vidéo pour apprendre les nœuds), j’ai  eu mal au dos chaque fois que je l’ai utilisée, et au final Orangette y semblait moins bien soutenue que dans celle de chez Hoppediz.

Photo: « baby in a purple sling, Fes, Morocco » de Eastswords