Femme de son temps

Je suis une femme de mon temps. J’ai des enfants avec qui j’aime profondément passer du temps. J’ai un boulot qui prend du temps. Je peux tout autant bricoler que faire à manger, même si j’ai la flemme, souvent. J’ai des envies de voyages, de sorties avec mes potes, de sorties en amoureux.

Je vis avec un homme de son temps. Qui aime passer du temps avec ses enfants. Qui cuisine, bien mieux que moi. Qui bricole, qui jardine, qui fait le ménage, qui ne rechigne pas à mettre la main à la pâte pour les tâches quotidiennes.

Et pourtant…

Quelque soit le moment, MC me dit simplement « je sors » et il sort. Moi, je lui dit « dis-moi mon MC chéri, ça ne t’embêterait pas de garder un peu les enfants, le temps que je sorte? ». Même si c’est pour aller visiter le supermarché d’à côté, j’ai toujours l’impression de lui demander un service. Alors je me dépêche de rentrer, pleine de culpabilité de l’avoir laissé tout seul avec les 2 enfants (qui généralement font la sieste, de surcroît).

C’est fou, tout de même, quand il s’agit des enfants, cette impression que la responsabilité m’incombe, cette difficulté à déléguer, et cette si grande capacité à culpabiliser!

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On est tou-te-s solidaires! #3 – Freecyclons gaiement!

Le recyclage est à la mode. C’est pas dur, on en mange à toutes les sauces. On trie, puis on recycle, on transforme et on réutilise. C’est bien, mais près de 38% de nos déchets arrivent tout de même dans des décharges, s’entassent, s’amoncellent et s’ennuient de longues, très longues années durant dans les quatre coins de France. Certes, certes, me direz-vous. Mais que faire, on trie, c’est déjà pas mal, non?

Vous connaissez le réseau des Freecycle? Le concept, d’une simplicité absolue, est tout simplement génial.

On a tous dans les recoins de nos maisons des objets dont on veut se séparer. Et quelque part, il y a certainement quelqu’un qui pourrait être intéressé par cet objet. Les groupes « freecycle » permettent de faire le lien entre ces deux bouts de la chaîne, entre celui qui veut donner, et celui qui a besoin. L’idée première, c’est d’éviter de voir grossir nos décharges de manière exponentielle. Mais derrière la démarche freecycle, il y a beaucoup d’autres choses aussi. Ça remet un peu de gratuité dans notre monde consumériste, et ça fait du bien. L’idée du don plutôt que de la revente. Je n’ai plus besoin de quelque chose, alors plutôt que de le jeter ou de le revendre, je propose de le donner. Et puis, si j’ai besoin de quelque chose, je peut d’abord aller voir sur mon groupe freecycle si quelqu’un ne le proposerait pas, ça m’évitera peut-être une dépense, et ça donnera une deuxième vie à des objets. Pour les objets de puériculture, ça vaut parfois vraiment la peine! Une poussette, un transat, des couches lavables… j’ai vu passer beaucoup d’annonces sur le réseau parisien.

Mais au fait, comment ça marche?

C’est tout simple. Il vous suffit de vous rendre sur le site du réseau français: www.fr.freecycle.org. Vous y trouverez une carte de France avec les adresses des « yahoo group » des réseaux les plus proches de chez vous. Ensuite, une fois inscrits, vous allez recevoir les messages de la liste de votre « yahoo group », avec des petits codes tout simple: « DONNE vélo », ou « CHERCHE table », etc. Quand on est intéressé, on prend contact avec l’auteur de l’annonce, et les échanges se poursuivent en dehors de la liste collective. Voilà, le lien est fait!

Et vous, ça vous tente?

 

Premières fois

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J’aime bien les premières fois. J’aime bien ces petits moments qu’on sait précieux, parce qu’on les a attendus, et parce qu’on sait aussi que d’autres suivront. J’aime bien tous ces instants qu’on essaie de photographier, pour les garder en mémoire, bien au chaud dans nos souvenirs. J’aime bien me dire que toutes ces premières fois construisent notre album de famille, et qu’on se renforce aussi de toutes ces premières fois.

Ces derniers jours ont été pleins de premières fois, et ça c’est chouette!

– Premier tour de manège pour Petit Gris. Au détour d’une balade rennaise, il a fait son baptême de l’air dans un petit avion jaune comme le tracteur de son grand-père.
– Premières dents pour Orangette! Ça y est, la petite dentelle est là, qui vient décorer son joli sourire!
– Premier pot pour Petit Gris. Oui, je sais, c’est un peu trivial, mais tellement important dans la vie d’un petit qui commence à devenir grand…
– Premières pâtisseries pour Petit Gris, futur chef cuistot à n’en pas douter, vu sa grande dextérité pour verser les pots de yahourts dans le saladier (j’avais essayé l’option cookies le we dernier, et je comprends mieux maintenant pourquoi rien n’est jamais venu détrôner le gâteau au yahourt dans les salles de maternelles!)
– Premier biberon avalé comme une grande par Orangette, qui a insisté pour le tenir toute seule avec ses petites menottes (en même temps avec ses pieds c’aurait été un peu compliqué). Si c’est pas le début de la liberté, ça!

Je relis tout ça et je me dis qu’on a passé de jolis moments ces derniers temps. Et je me dis aussi que toutes ces années à venir seront encore ponctuées de premiers fois, et ça c’est bon…

On est tou-te-s solidaires #2 – L’Auberge de la solidarité

Comment parler de solidarité sans vous présenter l’Auberge?

L’Auberge, c’est une véritable auberge espagnole. On y rentre, on y passe, on y invite les copains, on s’y installe, plus ou moins longtemps. On y vient d’un peu tous les coins de France et de Navarre, voire de plus loin. Tant qu’on s’essuie les pieds en rentrant, on y est toujours le bienvenu.

L’Auberge, c’est un peu le dernier salon ou l’on cause. On y cause (forcément), on s’informe, on échange des bons plans, on discute, on débat, on se dispute parfois (ben oui, on n’est pas tous toujours d’accord), on s’épaule, on se conseille, on s’oriente.

Au début de l’histoire, une vingtaine de potes, membres de différentes ONG, décident de créer une mailing list pour échanger autour de leur métier, échanger des idées, partager projets, agendas, offres d’emploi… Depuis, l’Auberge a fêté ses 10 ans (en juillet dernier!). Et aujourd’hui, elle rassemble plus de 7.000 professionnels, d’ONG de solidarité internationale ou d’associations des domaines proches (l’environnement, le secteur social et sanitaire, les Droits de l’Homme, l’économie solidaire, etc.), des responsables développement durable de collectivités et d’entreprises, des journalistes, des étudiants, etc.

Vous l’aurez compris, l’Auberge, c’est un peu le lieu incontournable pour discuter solidarité. C’est tout à la fois un carrefour de rencontres incroyable (on y croise tout autant des responsables de grandes ONG -CCFD, Les Amis de la Terre, Médecins du Monde, Artisans du Monde, etc. que des militants d’associations locales, des étudiants, des journalistes, des professionnels, des bénévoles, des volontaires…), le meilleur des pôles emplois (1456 emplois diffusés!), un espace d’échanges formidable, un lieu de ressources et de conseils inépuisable. Et puis à l’Auberge, il y a des projets fous qui ont vu le jour et qui y ont grandi (Génération précaire y est né fin 2005 par exemple. Il fallait quand même y croire , non?).

Bref, l’Auberge de la solidarité, c’est un peu « the place to be » quand on s’intéresse ne serait-ce qu’un tout petit peu à tout ce qui tourne autour de la solidarité. Alors si ça vous tente, rejoignez donc cet incroyable réseau social! C’est tout simple, il suffit d’envoyer un mail à aubergedelasolidarite-subscribe@yahoogroupes.fr. Parce qu’après tout, plus on est de fous… hein, comme on dit!

J’aime, j’aime pas… en octobre

* sur une idée de Marjoliemaman

Décidément, je suis tout en décalée en ce moment ! Heureusement, je peux profiter de ce long week-end de novembre pour mettre à jour mes j’aime/j’aime pas du mois d’octobre !

 J’aime…

  • Écouter Petit Gris s’appliquer à répéter tous les mots qu’il entend, à les dire et redire encore et encore, jusqu’à la (presque) bonne prononciation.
  • Avoir vu mes petits loups transformés en fantômes le temps d’une journée, grâce à Dame Tartine et à sa bande de super nounous. Bou ! (c’est le cri du fantôme, si si, c’était inscrit au dos des t-shirts avec les noms de chaque enfant. Et à l’avant, des petits yeux et des bouches de fantômes, trop choux!).
  • Les poires du jardin d’une de mes collègues, qui font les meilleures compotes du monde !
  • Savoir que mon frérot prend toujours autant de plaisir à parcourir le monde avec sa douce, bien installés sur leurs vélos.
  • Que Bourricot ait visiblement décidé de se reprendre en main. Et du même coup, l’ambiance un peu plus légère à la maison. Ho ! Comme ça fait du bien !
  • Poser Orangette quelque part et la retrouver à l’autre bout de la pièce 5 minutes plus tard. C’est qu’elle commence à sacrément bien se déplacer la demoiselle ! C’est fou cette force qu’elle a dans les bras pour réussir à se tracter comme ça !
  • M’être autorisée un week-end rien que pour moi début octobre, grâce à l’insistance de MC. After Mum-to-be Party, journée entre girls avec Dine et MissThermomix, soirée ciné-resto, petit dej aux muffins maison (Merci MissThermomix, c’était trop bon, comme toujours !). Puis retour à la maison pour retrouver nos 3 hommes épuisés devant un feu de cheminée, mais qui avaient géré comme des pros et sans une plainte la crèche familiale organisée pour l’occasion. 5 enfants de 7 mois à 4 ans rassemblés dans le salon un we de pluie, moi je dis bravo !
  • Les balades en forêt du dimanche matin avec les enfants et le plaisir de voir Petit Gris découvrir les rochers, les brindilles, les feuilles mortes, les champignons, les bouts de bois, etc. (Orangette découvre aussi à sa manière, mais coincée dans mon dos… c’est tout de suite moins funky!)

J’aime pas…

  • Ce temps qui file toujours trop vite. C’était vrai en septembre, ça l’est toujours en octobre. Damned, vais-je trouver la solution !
  • La fatigue qui s’installe et qui prend trop de place.
  • Savoir que je ne reverrai pas mon frérot avant le printemps prochain, à moins que je ne trouve une solution pour voyager un peu et le retrouver quelque part entre Paris et l’Ouzbékistan.
  • Les aphtes dans la bouche de Petit Gris, qui l’ont empêché de manger et de parler pendant plusieurs jours. Et puis cette bave qui coule toujours autant et qui trempe ses habits alors qu’il commence à faire si froid.
  • Les parents stressés à la baby-gym… qui me stressent à mon tour. Je vous en parlerai certainement dans un prochain post!