Mon After Mum-to-be Party

Mardi 25 septembre

Soirée tranquille. Les loulous sont couchés. J’en profite pour faire le tour des blogs que j’aime bien. Au détour du blog d’Isabelle, j’apprends que demain matin commencent les inscriptions pour une rencontre de jeunes mamans. Si j’ai bien compris, l’idée c’est d’offrir à 30 jeunes mamans de se retrouver pour un petit temps de chouchoutage prévu juste pour elles. Ca s’appelle l’After Mum-to-be Party. Ma foi, l’idée est plutôt alléchante! Et puis ça fait un bail que je n’ai pas fait un truc toute seule, rien que pour moi. Attendez, je compte… depuis la naissance d’Orangette, tiens! Comme c’est curieux! L’After Mum-to-be Party, à priori, ça a donc été conçu pour moi! Allez hop, je me mets un rappel dans mon agenda, histoire de ne pas louper le coche.

Mercredi 26 septembre

6h20, réveil. 6h50, j’attrape mon vélo. 7h07, je saute dans le train. 7h45, rappel « mum to be ». 8h00, j’arrive au boulot, j’allume mon ordi, je m’inscris. 8h05, café. Enfin!

Vendredi 5 octobre

Tiens, un nouveau mail (bon, en fait, pour dire vrai, j’ai guetté ma boîte toute la journée…) « After Mum-to-be Party: tu es retenue! ». Yes! Moi qui ne gagne jamais rien, je sautille comme une gamine. – Note pour moi même: jouer au loto, j’ai l’air d’être en veine ces temps-ci. –

Bon, maintenant que je sais que j’ai été retenue, je vais peut-être aller y voir de plus près. C’est quoi au juste, ces ateliers chouchoutages qui nous ont été si gentiment préparés? Du yoga, chouette, j’aime bien ça et ça fait un bail que je me dis qu’il faut que je m’y remette. Des ateliers soins et bien-être, animés par des conseillers de marques cosmétiques que je ne connais pas. Bon, ça faut voir. Les présentations de marques, je suis toujours méfiante, des fois qu’on voudrait me faire acheter des trucs dont j’ai pas besoin. C’est que je suis un tantinet influençable moi, alors je me méfie du marketing caché. Présentation du concept HelloFresh, tiens ça à l’air gourmand, ça! Et puis présentation du livre d’Isabelle Cantarrero, cool, j’ai bien envie de la rencontrer cette maman débordée adepte des listes en tout genre! Bon, ça confirme ma première impression, dans l’ensemble, ça a l’air plutôt sympa.

Mardi 9 octobre

Petit mail d’infos pratiques qui confirme que mon inscription a bien été prise en compte, et m’indique « Deux codes porte ainsi qu’un n° de portable te seront fournis la veille de l’événement pour accéder à la villa. Surveille bien tes mails ! » Whaou! ça a un côté secret qui m’amuse déjà. Et puis quoi, une villa! A Paris! Mince alors…

Vendredi 12 octobre

Je reçois effectivement un dernier mail avec toutes les infos qui vont bien. Je me sens drôlement importante. Et je suis excitée comme une puce. Sauf que je viens de réaliser que pour être à 9h45 dans le 9ème arrondissement, ben en fait il faut que je me lève 7h30. A peine une heure de rab’ pour le dodo, c’est quand même pas très sympa!

Samedi 13 octobre
8h35. Hop, dans le train. Tiens, c’est marrant, à cette heure-là il y a quand même beaucoup de monde le samedi qu’en semaine. J’ai même trouvé de la place dans le parking, un truc de fou!
9h30. Mais qu’est-ce que je fais sur la ligne 9? J’espère qu’il y aura du café, parce que je suis pas vraiment réveillée, là.
9h40. Je suis à Cadet, mais pas dans la bonne rue. Décidément, mes années scoutes ne m’ont servies en rien en matière d’orientation, c’est désespérant. Heureusement, je croise un fort gentil papy qui me prête son plan et son sens de l’orientation.
9h50. Tiens, une jeune femme pressée, un mini sac de sport à l’épaule. Elle irait à l’After Mum-to-be Party que ça m’étonnerait pas!
9h51. Grâce à mon super code secret reçu hier par mail, la porte cochère s’ouvre. Et là, je dois avouer, je me dis que Paris recèle quand même bien des merveilles! Une magnifique villa toute blanche nous attend au fond de la cour. Dommage que le temps ne soit pas au beau fixe, parce qu’on en aurait bien profité, d’ailleurs, de cette jolie cour intérieure. Ça doit être bien agréable l’été par ici!
9h52. Je pousse la porte de la villa. Il y a un joli brouhaha. À la table d’accueil, on prend mon manteau, on me donne un badge avec mon nom, et on me dit que je suis dans le groupe orange, avec 4 autres mamans. D’accord. Je me mets dans un petit coin, discrètement. Il a déjà des petits groupes de mamans qui bavardent. Certaines ont l’air de se connaître et d’autres de se rencontrer. Je n’ose pas trop m’incruster pour le moment, je ne suis jamais très à mon aise quand je ne connais personne.

10h00. Ca y est, c’est l’heure, début des ateliers. On entre dans la grande salle. Et je reste pantoise devant cette salle superbe. J’en ai plein les yeux, et rien que pour ça, merci.

 

Dans mon groupe Orange, je rencontre 4 autres jeunes mamans, dont deux blogueuses, Nashii et Une parisienne à Vincennes. Je ne suis toujours pas très à mon aise, d’autant qu’on commence par l’atelier « soin du corps » et que moi, les crèmes, les huiles, les masques et les sérums (les quoi? ah, et ça sert à quoi au juste?), ça fait deux, voire trois, voire plus. Mais bon, la conseillère de Lierac commence à nous montrer les produits ; on sent, on tâte, on étale, on teste. Et la bonne humeur des filles fait le reste.

On repasse ensuite dans le hall d’entrée, pour une rencontre avec Isabelle qui nous parle de son livre 50 listes pour mamans débordées. Là encore, pas très à l’aise au début. C’est vrai, quoi, Isabelle, c’est un peu une star de la blogo « mamans », je suis impressionnée, moi. Et puis très vite, on parle listes (forcément), on parle cheveux (qu’elle a très beaux d’ailleurs), on parle poux. Et là, tout de suite, ça va mieux.

En parlant cheveux, d’ailleurs, c’est l’heure de notre troisième atelier. Moi qui suis un peu complexée du cheveu (si si, c’est possible!), je suis plutôt rassurée d’entendre les autres mamans patauger tout autant que moi quand il s’agit de faire sa présentation capillaire. C’est qu’il a dû bien rigoler Jérôme le coiffeur en entendant nos plaintes et nos lamentations! Sur la table, tout un tas de produits divers et variés, shampoing, sérums (encore!), ampoules… La conseillère de Phyto nous présente tout ça rapidement et avec le sourire. On sent qu’elle en est déjà à sa troisième présentation, l’atmosphère est plutôt détendue et la blague est légère.

Hop, hop, il est temps de passer à l’atelier Power Yoga. Power. Aïe, j’avais pas bien lu l’invitation, moi. Bon, alors on s’y met. Béatrice Delahaie, notre coach du jour, nous accueille avec sourire, musique et zénitude. Mais c’est qu’il ne va pas falloir nous endormir sur nos tapis pour autant. D’abord, on se concentre et on respire. Par le nez. Flûte, je peux pas, j’ai le nez bouché. Ca commence mal. Et puis on enchaîne, on ramène les jambes, on lève les fesses, la tête en bas, les bras en haut, les pieds à plat, les genoux pliés, ça y est, je suis perdue. Pourtant je me concentre! 3 salutations au soleil plus tard, on a droit à un petit temps de relaxation. Tiens, ça fait du bien ce temps calme, ça faisait longtemps…

Mais c’est pas le tout, il est déjà l’heure de passer à une autre rencontre. Retour dans le hall d’entrée, pour découvrir le concept HelloFresh. J’avoue que j’ai été vraiment séduite par l’idée. Bon, d’abord, les petites choses sucrées que l’on avait à déguster, c’était vraiment tout simple et très bon! Et puis le concept, il leur vient du Grand Nord, adapté à la sauce française. Ca m’étonne pas, tiens! Bref, l’idée, c’est de donner un petit coup de main à celles et ceux qui en ont marre d’avoir tous les soirs à se poser la question « mais qu’est ce qu’on va faire à manger ce soir? », et qui n’ont pas le temps de passer des heures en cuisine. HelloFresh nous propose donc de nous livrer des paniers (eux ils disent des boxes) avec des produits frais (légumes, viandes, poissons, laitages, fruits, etc.) correspondant à des recettes de menus proposés par des cuisiniers triés sur le volet (Cléa, Pascale Weeks, Chef Damien et Sophie Robin) qui se sont laissés séduire par l’idée eux aussi. Bon, une fois qu’on a passé commande du nombre de repas qu’on souhaite et qu’on a reçu la boxe chez soi, il faut prévoir 30 minutes en cuisine maximum. Alors là, moi je dis bravo. Et il faut compter environ 8€ par personne par repas en moyenne. C’est sur, si on fait son marché, ca revient bien moins cher, on est d’accord. Mais pour le service proposé (livraison à domicile, quantités exacte donc pas de perte, menus pensés pour nous, etc.), je trouve que c’est plutôt correct. A tester, donc.

Après ces petites conversations cuisine, il est temps de retourner dans la grande salle pour le dernier atelier: « Soins du bébé ». Sur la table, des poupons, en face de nous, une masseuse spécialisée dans les petits bouts et une conseillère de Nivéa Bébé. La masseuse nous donne quelques conseils de massage (comment masser le jeune enfant sans avoir à le ficeler à sa table à langer avant, etc.). On n’est pas très sérieuses, mais en même temps, c’est la fin de la rencontre, hein!

13h15 passées. Il est temps de repasser chercher nos manteaux et de nous dire au-revoir. C’est passé vite, un peu trop peut-être, à sauter d’un atelier à l’autre. Mais je ressort de là avec l’envie de prendre un peu plus le temps de prendre soin de moi. Par contre, je reste un peu sur ma faim niveau rencontres ; finalement, je n’ai pas l’impression d’avoir vraiment eu le temps de parler à grand monde, au-delà des filles de mon groupe. C’est à peine si j’ai eu le temps d’échanger un sourire avec les organisatrices de cette jolie parenthèse (j’en profite pour vous dire merci, d’ailleurs!). Une autre fois peut-être?

On repart les bras chargés de produits à tester et d’un fort petit sablé fort appétissant, cadeau pour celui qui a gardé bébé pendant tout ce temps (tu as eu de la chance, Ma Couette, que je ne l’ai pas croqué avant de rentrer!).

Dehors, il pleut des cordes. Moi, j’y serais bien restée un peu plus longtemps, à l’After Mum-to-Be Party…

Publicités

Sauver le monde

Quand j’étais enfant, je rêvais d’être « sauveuse du monde », je m’en étais fait une mission…

En grande section de maternelle, je me souviens avoir embrassé sur la bouche un certain Mickaël « pour qu’il travaille mieux » : j’étais persuadée que j’avais des super pouvoirs. En CM1, j’ai pris mon plus gros classeur pour taper sur la tête de Julien, qui n’arrêtait pas d’enquiquiner une nouvelle venue dans notre classe : j’étais persuadée que j’étais une grande justicière. Chez les scouts, du haut de mes 12 ans, j’ai formé une mêlée avec mes coéquipières pendant une veille de feu. Accrochée aux unes et aux autres pour empêcher toute possibilité de nous séparer, je criais à tue tête « On est toutes solidaires !!!!! » : j’étais ridicule.

Depuis, j’ai fait un peu de chemin. J’ai essayé de comprendre comment fonctionne notre monde. J’ai voyagé (un peu), je me suis investie (souvent) dans diverses associations, je me suis engagée parfois. J’ai signé des pétitions, j’ai soutenu des campagnes, j’ai participé à des rassemblements, j’ai manifesté en chantant et en silence, j’ai occupé des places et des bâtiments, j’ai cherché des moyens d’action novateurs, je me suis formée. Et surtout, tout au long de ce parcours, j’ai eu la chance de rencontrer des gens formidables, qui m’ont aidé à faire des choix et à devenir celle que je suis aujourd’hui.

Pour autant, je ne me pense pas militante, je ne me sens pas militante.

Rentrée!

Ca y est, c’est la reprise… Après 8 mois d’arrêt pour cause congé parental. Et je retrouve avec délice (haha!) le lever à 6h20 le matin et les joies du train de banlieue, la course du soir pour sortir discrètement du boulot avant tout le monde et attraper mon train de justesse, puis récupérer Petit Gris et Orangette malgré tout beaucoup trop tard, après 10h de garde chez leur nounou, Tatie-La-Bien-Aimée.

Bon, mais pour dire vrai, je retrouve mes anciens repères plus vite que je ne l’aurais cru et j’apprécie l’arrivée sur Paris à cette heure où la ville commence à s’éveiller. J’apprécie d’avance de goûter les retrouvailles avec les copines parisiennes le temps d’une pause repas le midi, de pouvoir flâner un peu en marchant dans des rues animées (ben oui, dans ma campagne, à part des chats et des écureuils, à midi il n’y a pas grand monde dans les rues), de pouvoir m’isoler pour une heure de lecture dans un café en grignotant un mauvais sandwich ( qui m’aura coûté un bras) sans être interrompue par un cri, un pleur, un rire, une couche à changer, un vomi à essuyer… Tout cela a un petit goût de liberté retrouvée. Même si mon Orangette me manque, après 6 mois à vivre dans notre petite bulle, je la sais bien chez Tatie, avec Petit Gris qui veille sur elle et lui pique ses jouets. Et moi j’ai l’esprit tranquille pour penser à autre chose, me replonger dans les délices d’un boulot qui ne me convient qu’à moitié, mais qui a le mérite de me remettre dans un autre rythme.  Bref, je fais mon come back dans un monde où je peux mettre de côté pour un temps mon costume de maman.

Ceci dit, reste à trouver le costume que j’ai vraiment envie d’enfiler, parce que dans le fond, pour l’instant, j’ai surtout l’impression de m’être déguisée!

Solidar’Mum? oui, mais pas que!

C’est un peu bête, mais quand on bosse dans le champ de la solidarité, c’est un mot qui vous colle à la peau et qui pourtant vous hérisse le poil au plus haut point tellement il est repris à tout bout de champ et finit par ne plus vouloir dire grand chose au bout du compte. Mais quand même. Ca colle à la peau. Pour la famille, pour les copains, pour les voisins. Et ça semble suffire à vous définir, même si au fond il n’y en a que peu qui ont vraiment compris ce en quoi consistait vraiment votre job.

Et puis il y a cet autre mot, celui qui est là depuis un peu moins longtemps mais qui pourtant vous prend tout votre temps, celui qui semble effacer tout le reste parfois, celui à qui vous avez laissé prendre tant de place : Maman.

Et entre ces deux mots, il y a tout le reste, heureusement !

Alors voilà, Solidar’Mum, c’est un peu tout ça en même temps. C’est une jeune trentenaire  exilée au fin fond de la région parisienne, qui fait le grand écart entre sa vie rêvée à la campagne et les réalités de son boulot en plein cœur de Paris, et qui essaie de conjuguer maternité et solidarité.

Et c’est d’un peu tout ça que parlera ce blog. Du petit milieu de la solidarité, d’éducation populaire, d’éducation tout court, et puis de puériculture quotidienne, de grossesse, de maternité, bref, de la vie quoi (enfin, de la mienne en tout cas), en mots et en images. Il y aura, des présentations d’assos et de projets que j’ai envie de faire connaitre, des coups de cœurs, des coups de colère, des présentations de bouquins, des trucs que je teste, qui fonctionnent ou pas, des réflexions plus ou moins intéressantes et pertinentes en fonction des jours et de mon humeur… L’idée, dans le fond, c’est simplement de profiter de la blogosphère pour partager un peu !

Allez hop, à compter d’aujourd’hui, le blog de Solidar’Mum, c’est parti !

Et si vous voulez m’écrire, c’est par ici : solidarmum(at)gmail.com (remplacer (at) par @)