Mon fils, ce poète

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Petit Gris est fort poète c’es derniers temps. Non qu’il s’essaie aux rimes ou aux quatrains, mais son langage vient souvent joliement fleurir nos conversations, sous nos regards à la fois étonnés et amusés. Et après moults tentatives de traductions, nous avons généralement droit à un rire éclatant quand nous trouvons finalement la solution. Petit Gris vient de découvrir qu’il peut aussi être bon clown à ses heures, et que jouer avec les mots peut lui apporter attention et succès (du moins auprès de ses parents, toujours bon public, forcément!)

Je vous laisse deviner le sens de ses denieres sorties!

– Petit Gris, qu’est-ce que tu veux comme dessert?
– Un yahourt pshit pshit!

En voiture, en passant sur le pont:
– Oh maman, regarde! Un bateau biche!

On est tou-te-s solidaires! #3 – Freecyclons gaiement!

Le recyclage est à la mode. C’est pas dur, on en mange à toutes les sauces. On trie, puis on recycle, on transforme et on réutilise. C’est bien, mais près de 38% de nos déchets arrivent tout de même dans des décharges, s’entassent, s’amoncellent et s’ennuient de longues, très longues années durant dans les quatre coins de France. Certes, certes, me direz-vous. Mais que faire, on trie, c’est déjà pas mal, non?

Vous connaissez le réseau des Freecycle? Le concept, d’une simplicité absolue, est tout simplement génial.

On a tous dans les recoins de nos maisons des objets dont on veut se séparer. Et quelque part, il y a certainement quelqu’un qui pourrait être intéressé par cet objet. Les groupes « freecycle » permettent de faire le lien entre ces deux bouts de la chaîne, entre celui qui veut donner, et celui qui a besoin. L’idée première, c’est d’éviter de voir grossir nos décharges de manière exponentielle. Mais derrière la démarche freecycle, il y a beaucoup d’autres choses aussi. Ça remet un peu de gratuité dans notre monde consumériste, et ça fait du bien. L’idée du don plutôt que de la revente. Je n’ai plus besoin de quelque chose, alors plutôt que de le jeter ou de le revendre, je propose de le donner. Et puis, si j’ai besoin de quelque chose, je peut d’abord aller voir sur mon groupe freecycle si quelqu’un ne le proposerait pas, ça m’évitera peut-être une dépense, et ça donnera une deuxième vie à des objets. Pour les objets de puériculture, ça vaut parfois vraiment la peine! Une poussette, un transat, des couches lavables… j’ai vu passer beaucoup d’annonces sur le réseau parisien.

Mais au fait, comment ça marche?

C’est tout simple. Il vous suffit de vous rendre sur le site du réseau français: www.fr.freecycle.org. Vous y trouverez une carte de France avec les adresses des « yahoo group » des réseaux les plus proches de chez vous. Ensuite, une fois inscrits, vous allez recevoir les messages de la liste de votre « yahoo group », avec des petits codes tout simple: « DONNE vélo », ou « CHERCHE table », etc. Quand on est intéressé, on prend contact avec l’auteur de l’annonce, et les échanges se poursuivent en dehors de la liste collective. Voilà, le lien est fait!

Et vous, ça vous tente?